samedi 17 février 2018

Riverdale // Saison 1 & 2

Riverdale june histoire de plumes

Synopsis :

C'est la rentrée dans la petite ville de Riverdale, qui se remet doucement de la mort tragique du jeune Jason Blossom. Une année de plus à Riverdale pour Cheryl Blossom, Archie Andrews, Jughead Jones, Betty Cooper, Kevin Keller et la nouvelle arrivée, Veronica Lodge, qui débarque en ville à la suite d'un scandale ayant touché de près sa famille. Mais tout ceci n'est qu'une partie des nombreuses histoires et secrets qui peuplent Riverdale, une ville calme et à l'image parfaite, mais qui cache dans l'ombre de nombreux dangers et une face très sombre. 

Mon avis :

La scène d'ouverture de la saison 1 de la série est excellente, dotée d'un esthétisme visuel et musical qui donne déjà beaucoup de clés et qui définit d'emblée l'âme de Riverdale. Si le synopsis peut paraître un peu adolescent, ne craignez pas le Teen-drama, après 2 épisodes vous en serez dingues.
L'intrigue de la saison 1 tourne autour de la mort de Jason, l'un des jumeaux Blossom. Partis ensemble sur une barque en rivière, seule Chéryl en est revenue, trempée jusqu'aux os et traumatisée par la noyade de son frère. Comme dans toute série qui s'ouvre sur le meurtre d'un adolescent on s'attend à ce que la communauté en soit profondément émue, et bien détrompez vous ! Dès les premières minutes les scénaristes nous font parfaitement comprendre à quel point les Blossom sont haïs à Riverdale ...
Il faut dire que les Blossom sont singuliers, tous d'un roux profond à la peau diaphane, retirés dans un un manoir gothique sur le domaine de Thornhill, ils sont les grands patrons de Riverdale , riches d'une fortune acquise au prix du sang ... On a beau être amenés à les détester, les jumeaux Blossom m'ont beaucoup fascinés et apportent la touche dark de la série, tant par leur allure, leur mode de vie que leurs pratiques. 
La noyade de Jason est-elle accidentelle ? Est-ce un meurtre ? Une dispute qui aurait mal tourné entre les jumeaux aux liens étranges ? Aucun rapport légiste ne peut répondre à ces questions, faute de corps. L'enquête confiée au chérif de la ville, en franc sous effectif , va être également menée par un groupe de lycéens curieux et  téméraires, Betty Cooper à leur tête.  
Betty Cooper, la jeune fille parfaite, qui se mutile pour garder son calme auprès d'une mère fana du contrôle, Archi Andrews qui sort avec sa prof de musique, Jughead Jones l'écrivain maudit de la bande (il est surtout le narrateur de la série) Kevin Keller, fils dudit Chérif et Véronica Lodge new-yorkaise friquée dont le père est tombée pour malversations. Quelle jolie bande de petits fouineurs ... 
Mais qui fouine prend des risques n'est-ce pas ? 

J'ai adoré cette ambiance particulière des petites villes américaines, la maturité des personnages qui sont sensés, rappelons-le être des lycéens, la touche gothique des Blossom, l'arrivée des Souht Side Serpents, un gang du sud de la ville qui vient gommer l'aspect propret des habitants de Riverdale, et le filtre légèrement 50' apporté au décor. L'intrigue principale est enrichie d'un tas d'histoires plus sordides les unes que les autres, brisant les apparences, révélant peu à peu les circonstances de la mort du jeune Blossom. 

Une bonne intrigue, un bon esthétisme, des personnages crédibles et pleins d'aspérités, une bonne BO, bref une bonne série ! Qui en plus a le mérite de ne pas faire trainer l'affaire sur 10 saisons, puisqu'à la fin de la saison 1, oui vous saurez tout ... et la scène de fin va vous achever ! Je vous donne envie de la regarder là ?

La saison 2 se voit enrichie de nouveaux  personnages, tels que le père de Véronica, la charmeuse de "Serpents", les lycéens du South Side mais surtout de La cagoule noire ... Cet homme sera le centre de l'intrigue de la saison 2. Cette saison est pour moi moins bonne que la première à plusieurs titres, si l'homme à la cagoule avait tout pour être un bon méchant, finalement la promesse n'est pas tenue, les indices trainent en longueurs et des incohérences subsistent ça et là. J'ai tout de même un doute sur ces incohérences, peut être est-ce là volontairement pour servir une saison 3 ? Les moments les plus intéressants sont finalement les changements brutaux auxquels Jughead et Betty doivent faire face, et la descente aux enfers d'Andrew. Les trois derniers épisodes sont vraiment très bons et justifient à eux seuls de regarder toute la saison.

J'attends avec impatience la saison 3, mais ce sera à mon avis pas avant l'année prochaine alors d'ici là, j'espère vous avoir donné envie de découvrir cette série et je vous laisse la bande annonce de la saison 1 parce que je suis sympa 😜

Belle découverte à vous ...

June - Histoire de plumes









jeudi 8 février 2018

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert

Mange prie aime june histoire de plumes

Présentation des éditeurs :

108 chroniques, soit autant de grains que le japa mala, collier de prières hindoues, dans lesquelles l'auteure retrace son cheminement intérieur. Des rencontres, des expériences en passant par l'Italie, l'Inde et l'Indonésie lui ont permis de se réconcilier avec elle-même et de trouver l'amour.

Mon avis : 

Ce livre dort dans ma Pal depuis cinq bonnes années, à quelques mois du départ à Bali il était plus que temps de m'y mettre ! Petite info néanmoins capitale : j'ai lu Mange, prie, aime  après avoir vu le film, je sais que ce n'est pas l'ordre idéal, mais tout comme pour Shutter Island, ça m'a permis d’apprécier les faits autrement.
Première des choses à clarifier selon moi, mettez la version comédie-romantico-boho véhiculée par le film de coté avant de commencer votre lecture parce qu'ici ce n'est pas un film mais bien une année de sa vie (et pas la plus simple) que l'auteur nous confie. Elizabeth Gilbert  accorde une grande importance à la spiritualité et celle-ci occupe la majeure partie du récit, autant être prévenu ! 

Elizabeth Gilbert, écrivain et journaliste, petite trentaine,  était mariée depuis quelques années quand une crise existentielle de taille l'a réveillée de son sommeil profond lui révélant une atroce vérité : elle n'était pas faite pour cette vie de banlieue, d'épouse et de future mère aux fourneaux. Cette étape de sa vie est cruciale pour la comprendre pleinement, parce que c'est précisément à cet instant, au plus vif de son chaos interne, qu'elle s'est confiée à Dieu, s'ouvrant à sa spiritualité. 
=> Je fais une pause, je prends une minute pour dire qu'ici et tout au long du livre Dieu n'est celui d'aucune religion, elle utilise ce mot pour désigner un au-delà qui nous échappe et qui pourrait guider notre destin, notre vie, nos choix.
Effondrée par un divorce difficile et par l'histoire d'amour ratée  qu'elle a cru bon d'entretenir pendant sa guerre des époux, Elizabeth, fraichement ouverte à la culture et à un Guru hindou, décide de prendre une année sabbatique. Celle-ci sera dédiée au retour des plaisirs de la vie mais dans un célibat drastique, à une quête spirituelle engagée pour aboutir au Graal : l'équilibre. Autrement dit, 4 mois en Italie à gouter à "presque" tout , 4 mois en Inde à mener une vie d'ascète et 4 mois à Bali pour trouver la bonne conjugaison des deux. 
Sur le papier cette expérience, ce vagabondage parait hyper fun, même un peu bohème, cela dit comme il ne s'agit pas d'un roman mais de la vraie vie de l'auteur ... C'est une année de solitude, de remise en question permanente, de doutes, de chagrin, de quête spirituelle intense, de discipline, mais aussi une année de voyage, de rencontres, de découvertes culturelles, historiques, humaines et culinaires, de joie et d'amour.
Si l'Italie nous met l'eau à la bouche, l'Inde nous met à l'épreuve ! J'ai lu sur de nombreux blogs et sur la bibliomania des commentaires sur l'ennui et la lourdeur de cette partie, qui disons-le, est concrètement la plus longue. J'ai abordé cette partie avec une grande ouverture d'esprit et beaucoup de curiosité, si l'expérience de méditation, l'apparition des couleurs et les projections m'ont laissées insensible, je suis en revanche sortie de cette lecture plus instruite. Je ne prétends pas tout savoir sur l'Inde, ses pratiques culturelles, sur l'hindouisme et les ashrams mais aujourd'hui au moins tout ça n'est plus un vague concept. La dernière partie consacrée à Bali est de loin la plus douce, la plus réconciliée du livre. Après avoir gouté aux deux extrêmes l’équilibre revient, propice à toutes les merveilles du monde. Un bel enseignement sur le lâché-prise pour aborder la vie plus sereinement.

Une lecture qui pour moi est arrivée au bon moment  pour en apprécier toute les étapes. Je pense que lire ce livre est une petite démarche en soi, tout au moins le début de quelque chose. Je souhaite à chacun de trouver l'instant favorable pour pleinement apprécier l'intégralité du périple d'Elizabeth Gilbert.

Belles lectures à vous ...

June - Histoire de plumes










vendredi 26 janvier 2018

Swap Outlander

Swap june histoire de plumes

Swap 


Il y a quelques mois Karotella  nous proposait sur Livraddict un swap taillé sur mesure pour Licorne et moi : un swap Outlander. 
Plusieurs catégories parmis lesquelles faire un choix : Écosse, France ou Amérique. Pas de suspens pour nous, nous avons bien sûr choisi l’Écosse ! 

 Ni une ni deux, j'ai contacté Licorne de toute urgence avant la clôture des inscriptions pour que nous y participions en Binôme, fan de la saga en livres et en série il ne pouvait en être autrement ! 

Voici donc le colis que Licorne a préparé pour moi 😍


Licorne a toujours eu des mains de fée et une créativité hors pair! Voilà donc la reconstitution d'une valise spéciale Écosse, de la valise en tartan au shortbread tout y est, plaisir des yeux garanti.

Coté livres elle a choisi pour moi :
L’Écosse des clans et des tartans de RW Munro. 

Ô pauvre Pal ... Trop hâte de m'y mettre, ils me plaisent à 2000% !

Coté marque-ta-page :
Je ne dévoilerais pas son secret mais Licorne a créé 4 superbes marque-pages à l'effigie de la saga et de son blog signés de nos deux noms June et Lili,  j'adore ! Finitions parfaites avec un petit coté dentelé donc je suis super fan. 

Coté goodies : 
J'ai eu une jolie carte Outlander qui je crois à été faite-main, un beau carnet libellule rappelant un des cadeaux de mariage  de Claire (la libellule fossilisée ) et 3 cœurs métal très travaillés qui se marient si bien avec ma déco 💛

Coté gourmandises :
Miam à moi la gourmandise !!! Un paquet de thé organic CandyApple que je vais me faire un plaisir de déguster accompagné des shortbreads (qu'ils sont bons ces biscuits qu'ils sont bons !), le parfait tea-time qu'en dites-vous ?

Le mot de la fin

Ma Licorne, "ma chère, chère Licorne" j'espère de tout cœur que le voyage que je te propose à travers mon colis sera à la hauteur de tes espérances, quant à moi, je suis ravie, j'ai été impatiente d'ouvrir chaque paquet et ta créativité m'a fait quitter mon île quelques minutes. Merci pour ton investissement dans ce swap, merci de me faire découvrir de nouvelles lectures et de nouvelles saveurs. Excellence du jury pour tes marque-pages , t'as des mains en or ... Ce fut un réel plaisir de confectionner ton paquet, tout autant de découvrir le tien , je t'envoie mille mercis pour ce beau voyage 😘.



Belles découvertes à vous ...

June - Histoire de plumes.


jeudi 25 janvier 2018

Moka // Tatiana de Rosnay

Moka june histoire de plumes

Présentation des éditeurs : 

Un accident de la circulation, un enfant dans le coma, une famille qui explose et une mère qui ne renoncera jamais à découvrir la vérité

Mon avis : 

Je suis ravie d'avoir sortie ce livre de ma Pal, il y était depuis un bon bout de temps mais j'ai toujours privilégié d'autres lectures, allez savoir pourquoi. Je remercie d'ailleurs A little bit dramatic , qui m'a donnée un petit coup de pouce avec  son Challenge des douze thèmes, vous l'aurez compris, un mois un thème. Que lisons-nous en janvier ? « Silence, ça tourne » → un livre adapté au cinéma ou en série télé. Pour moi ce fut donc Moka de Tatiana de Rosnay.

On entre dans l'histoire dès le début, elle est enclenchée assez  rapidement par l'auteur, quelques pages à peine suffisent à poser le cadre. Une famille franglish à qui l'on a tout à envier, un savant mélange de réussite et de paix, avec appartement à Paris et maison secondaire à Saint-Julien, vacances en Italie ... Lui anglais grand, fiable, flegmatique, un peu distant avec un charme à l'anglaise, elle française, plus sensible, spontanée, traductrice free-lance, deux enfants, pleins d'amis. Aucune famille n'est infaillible, celle des Wright non plus, sous le calme apparent le naufrage attend son heure. Un coup de téléphone un mercredi; un enfant renversé; un chauffard en fuite; un coma dont on ignore tout, et les failles infimes accumulées le long des années deviennent béantes. 
C'est ce naufrage que raconte si bien Tatiana de Rosnay en concentrant le drame autour de Justine, la mère, autour de sa douleur au fond du ventre qui peu à peu s'installe partout dans son corps, qui s'empare d'elle jusqu'à l'étouffer et l'écarter des siens. Face à son Malcom, 14 ans, plongé dans le coma, pâle comme la mort, elle est comme tétanisée, incapable de le bercer de sa voix, de l'aider à revenir au monde. Non, son instinct maternel à elle se porte ailleurs. Qui a pu faire ça à son fils ? Qui a pu le renverser et fuir ? Qui a pu laisser un adolescent pour mort sur le bord de la route ? Qui ? 
Les premiers témoignages  convergent rapidement, une femme était au volant. Ils n'avaient envisagé qu'un homme pouvant être le chauffard, jamais une femme.
Alors que la rage s’empare de Justine, son mari Andrew affiche un calme surréaliste, tranquille, confiant envers les enquêteurs, confiant sur l'avenir de leur fils. La rage et le flegme. Un choc culturel, parental, conjugal. Le couple s'effrite, la famille se désintègre, tous éloignés par leur douleur. Justine prend alors conscience qu'elle ne pourra aider son fils qu'après avoir compris comment et pourquoi une femme, peut-être mère a pu commettre un acte aussi abjecte : laisser son fils au bord du trottoir.
Armée de sa colère et de son effroi, elle décide de partir en chasse.

L'angoisse est saisissante tout au long de l'histoire, et dérangeante aussi , parce que l'on ne comprend pas qu'elles sont les intentions de Justine. Peut-être la vérité mais peut-être aussi la vengeance. Sa fébrilité, ses incertitudes, sa douleur profonde la rendent mère universelle, nous interrogent sur notre façon d'appréhender le drame de la perte d'un enfant et de l'injustice qui ne punirait pas son coupable. Sommes-nous capables de connaître la vérité sans exiger la punition, pourrions-nous en arriver à faire justice nous-mêmes ? Au-delà de la dimension légale c'est l'instinct maternel que Tatiana de Rosnay questionne ici. C'est d'ailleurs lui le vrai "personnage" du livre.

Une lecture qui serre le ventre, qui dérange par moments, parce que Justine n'espère pas, aucune ligne sur son espoir de voir Malcom se réveiller, juste sa peur de le perdre. J'espère de tout cœur que le réalisateur qui a adapté ce roman en film en aura respecté l'essence, sans trahir l'attente, la traque, l'angoisse, les doutes, les murs qui s’érigent entre les membres de cette famille et qui les isolent, tout ce qui rend leur histoire nôtre. Je ne peux pas utiliser les termes "belle découverte" "coup de cœur" , on parle ici d'un enfant dans le coma renversé par une femme lâche, on parle ici d'un livre qui traite le drame. Pourtant, ce livre je vais le conseiller à d'autres, encore et encore. 

Belles lecture à vous ...

June - Histoire de plumes.





 







jeudi 18 janvier 2018

La malédiction de la zone de confort // Marianne Lévy

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Présentation des éditeurs :

Rose a (presque) tout pour être heureuse. Après 763 auditions infructueuses, elle a enfin décroché un grand rôle dans la série TV de l’année. Ben n’a (presque) rien pour être heureux. En panne d’émotions, le scénariste et auteur, n’arrive plus à écrire une ligne. Probabilité qu’ils vivent un jour heureux ensemble : nulle. Probabilité qu’une probabilité soit fausse : non négligeable.

Mon avis : 

Voilà une bien jolie comédie romantique pour commencer l'année. Les fêtes de Noël sont passées, avec elles cette magie qui accompagne les festivités de sa bonne odeur de cannelle, de chocolat et d'amour. Alors il se peut qu'une fois cette période terminée, vous vous sentiez un peu déprimés. Si c'est votre cas, enfilez vos baskets et courrez chez votre libraire acheter ce livre !
 Marianne Lévy, que je découvre ici, a le don de rendre ses personnages tellement réalistes que l'on s'identifie rapidement à eux, un ami, un collègue ou même un parent, vous retrouverez certainement l'un d'eux dans la foule de petits personnages qui entourent Rose et Benjamin. 

Rose, trentenaire, belle comme le jour,  comédienne dramaturge,  décroche son premier rôle important dans une série française "à l'américaine" JT.
Benjamin, surnommé plume maudite, p***** de beau grosse grave sexy ( source Marianne Lévy), auteur de polars récompensé, scénariste et meilleur ami du producteur de JT, a la lourde tâche de remanier le scenario et de tuer quelques personnages au besoin.
Rose essaie depuis des semaines de récupérer un livre de poèmes médiévaux écrit par Guillaume le Troubadour auprès d'un emprunteur retardataire.
Benjamin est traqué sans relâche par une dame qui souhaite à tous prix récupérer le vieux livre médiéval emprunté un peu au hasard dans cette librairie-bibliothèque de Paris ...

Ok, pour le suspens on repassera, mais les comédies romantiques ne s'encombrent pas du suspens, elles s'attachent aux émotions, aux rires, aux larmes, et de ce coté là le pari est relevé. D'une construction très moderne, le texte est enrichit d'extraits de mails, de textos, d'articles de presse, ce livre Checke tous les ingrédients indispensables d'un bon chick-lit. Pour ma part j'ai ris, beaucoup, souvent, à tel point qu'il m'a été impossible de lire ce livre dans des lieux publics ! C'est dire ... 

On notera aussi toutes les références cinématographiques de l'auteur, de Pretty women à Il était une fois en Amérique, son amour pour le cinéma, le vrai, et son clin d’œil à l'histoire, que j'ai adoré, grâce à l'insertion du personnage de Guillaume le Troubadour comme prétendant et conseiller imaginaire de Rose ... Le représentant de la fin'amor lui même, la source d'inspiration de tant de bardes,  Cupidon n'aurait pas fait mieux !

Une comédie romantique, douce, drôle, moderne et intelligente pour débuter une nouvelle année de lecture qui je l'espère saura me surprendre.

Belles lectures à vous...

June - Histoire de plumes.


mardi 16 janvier 2018

Bilan 2017




Chèrs lecteurs, chères lectrices, livraddictiens, livraddictiennes je vous souhaite une excellente année de lectures, de partages, de découvertes, de rencontres et de beaucoup d'amour !


Janvier, c'est l'heure du bilan ... 

Je n'ai pas compté mes lectures cette année mais je peux vous dire que j'ai plus lu qu'en 2016 mais moins que les années passées. Moins ne veux pas dire moins bien ! J'ai eu des coups de coeur, des évidences, de belles surprises mais peu de grosses déceptions. J'ai diversifié mes lectures avec des romans bien sûr mais aussi des documentaires, des biographies et des bandes dessinées. 

Les 12 livres que je retiens de mes lectures en 2017 sont ... (roulements de tambours !)

5 beaux Coup de 💛 : 
L'adolescence à l'heure des réseaux sociaux ou l'histoire d'une famille perdue par la dérive du net.
Un roman sur l'au revoir, comment dire adieu et comment vivre pour l'autre. Poignant et solaire.
La saga au succès planétaire, une amitié-vache dans une Italie en pleine mutation.
Faut-il encore présenter cette saga ? Le parfait mélange de fantastique et d'historique porté par une plume haletante et des personnages passionnants.
L'apprentissage de l'amour, le plus bel hommage aux premiers émois, aux premiers sentiments. Un livre à mettre entre les mains de tous les ados, parce que c'est comme ça qu'on aime et que l'on espère être aimé. 

5 belles découvertes :
Anatomie d'une rupture, c'est dans le quatrième de couverture et ça ne peut pas mieux décrire la descente aux enfers d'une femme trahie. Merveilleux de réalisme.
Sans doute le livre qui m'a le plus mené en bateau. De bout en bout pour une fin magistrale.
Les béguines, ces étranges femmes libres du moyen-âge, ni mariées ni religieuses. La société d'aujourd'hui gagnerait sans doute à les remettre au gout du jour !
Pour les amateurs de secrets de famille et ceux qui adorent les grands-mères ;-) De la douceur, de la compassion, des trahisons mais toujours beaucoup d'amour.
Son titre parle de lui même ! Aliénor d'Aquitaine, un personnage aussi intéressant que la famille qui l'entoure. Guerre et volupté au fil des pages. 

2 petites déceptions vite oubliées :
Un imbroglio de personnages un peu paumés à Manhattan. Des soirées complotistes, des mariages de complaisances, une course contre le destin, les focus sur trop de personnages je me suis un peu perdue. Trop de personnages tue le personnage. 
Une fin qui m'a laissée sur ma faim, j'en cherche encore le sens ... 


Pour 2018 je me prescris plus de lectures, plus de régularité dans mes articles, quelques participations à des challenges, Écosse ou le challenge des 12 thèmes par exemple me tentent assez, plus de suivi de lectures et plus de papottes sur nos blogs respectifs !

Et comme chaque année je vous remercie, vous, toutes les personnes qui ont rendu cette année plus riche de partage, de rires, de discussions, de rencontres surprenantes et surtout de passion. J'espère que la lecture  tiendra encore longtemps cette place privilégiée dans nos vies 😉

A bientôt, et belles lectures à vous ...

June - Histoire de plumes.





mardi 19 décembre 2017

Mon premier Noël sonore // Legrand & Raymond-Dalyac


noel histoire de plumes

Présentation des éditeurs :
Mon premier Noël sonore , le récite de la nativité par l'image et par le son . Appuie sur la puce et découvre un nouveau son !

Mon avis :
C'est la première fois que je rédige un article pour un album jeunesse, voir même petite enfance alors je demande votre indulgence ;-)
La 1ere et la 4ème de couverture parlent tout de suite, on y reconnait les symboles de la nativité avec Joseph et Marie tenant l'enfant Jésus, l'étable étoilée, les animaux et le désert autour d'eux.
Après avoir pris connaissance des l'objet livre j’enclenche le petit bouton "on" pour activer les sons et me voilà partie à la découverte de la Nativité.
Les grandes étapes de l'histoire de la naissance de Jésus y sont toutes représentées dans un langage simple tout à fait compréhensible par de jeunes oreilles. A chaque étape un son est à découvrir , si le son céleste de l'ange Gabriel, le bœuf  et les animaux de l'étable sont parfaitement à leur place je garde une petite réserve pour un son. A la naissance de Jésus j'aurais préféré Douce nuit en français et non Silent night , pas par chauvinisme mais parce que ce choix me paraît plus adapté, le livre étant en version française autant jouer le jeu jusqu'au bout. Remarque purement personnelle.
Le petit plus que j'ai aimé : à la fin du livre cartonné , une pleine page "pour les parents" qui reprend les grandes traditions de Noël à réaliser  à savoir une crèche, un sapin, les différents repas, les retrouvailles en famille , toutes ces traditions à célébrer au solstice d'hiver ...

Un joli petit livre cartonné qui sensibilisera nos tout-petits à l'histoire de la Nativité en douceur, en rondeur et en tons pastels ;-)

Merci à Babelio et aux éditions Salvator !

lundi 6 novembre 2017

Balade d'automne // La forêt de Vizzavona

Il est des saisons qui donnent envie de chausser les baskets, d'enfiler une doudounette et de partir en balade, l'automne est de celles-ci. Si vous saturez du béton des villes, vous ressourcer en forêt sera sans doute la meilleure des thérapies ! 
A 1h30 de Bastia, au cœur du parc régional de Corse, la forêt de Vizzavona flamboie en automne offrant un superbe camaïeu du jaune au brun en passant pas l'orange profond. Une forêt qui pourrait bien  rivaliser avec les forêts canadiennes avec ses pins verts, ses charmes dorés et ses hêtres rougis.

Cette belle forêt offre plusieurs sentiers de randonnées parfaitement balisés, de jolis petits ponts de bois qui surplombent la rivière, quelques bancs pour se reposer dans cette nature sauvage, une exposition à ciel ouvert de différentes variétés d'arbres et une jolie cascade appelée Cascade des anglais.
Pourquoi "Cascade des anglais" ? Parce qu'à la fin du XIXème siècle, de riches anglais épris de nature venaient en villégiature à Vizzavona , un hôtel avait d'ailleurs été construit pour accueillir ces touristes étrangers en quête d'air pur. ( Le manque d'eau de pluie cette année ne m'a pas permis de prendre la fameuse cascade en photo ...)


Voici les vestiges du Grand Hôtel de la forêt visibles en tout début de balade :


Hotel vizzavona june histoire de plumes


La randonnée commence officiellement un virage plus loin , il vous suffira de suivre le balisage rouge et blanc, impossible de vous perdre celui-ci est régulièrement rafraichit, très visible et fréquent.





 Et maintenant quelques images, elles parleront bien mieux d'elles même que sous ma plume ...

















 Sachez aussi qu'autrefois le passage de cette forêt était si dangereux qu'il était d'usage de rédiger son testament avant de passer le col et que les eaux des rivières peuvent se muer en torrents en période d'orages déplaçant les rochers sur leur passage, c'est ainsi que de petits "rapides" apparaissent faisant le bonheur des sportifs l'été ! 
Quant à la faune des rivières, elle est peu variée et se développe quasi uniquement autour de la truite macro-stigma (endémique),  une réserve temporaire de pêche a d'ailleurs été mise en place afin de conserver la truite de Corse.

Après une journée au grand air je vous conseille de faire une petite halte au Castellu, le seul hôtel restaurant ouvert toute l'année entre Vivario et Bocognano. Pour un déjeuner, un goûter, un diner, un concert de chants corses et/ou une nuit en pleine forêt je ne saurais mieux vous conseiller 😉.
Petit plus l’hôtel a construit un petit chalet attenant, tout cosy, tout charmant, tout romantique. 
Dès que les températures chutent le bois crépite dans la cheminée, les mordus  ne refuseront pas un moment  lecture accompagné d'un bon thé au chaud après cette balade en forêt ...



Belle découverte à tous ...

lundi 30 octobre 2017

Aliénor d'Aquitaine Tome 1 : Tu seras reine ma fille ! // Amaury Venault



Présentation: 

Aliénor d’Aquitaine naît au château de Belin, à quelques lieues de Bordeaux. Orpheline de mère à huit ans, Aliénor passe sa jeunesse entre son père le duc Guillaume X et sa grand-mère Dangereuse. La Cour d’Aquitaine vit au rythme des festivités, des chasses, des tournois et des chevauchées militaires, séjournant tantôt dans le palais de l’Ombrière à Bordeaux, tantôt dans la tour Maubergeon de Poitiers, tantôt encore au château de Talmont, haut lieu de vénerie au bord de l’Océan.  Le duché d’Aquitaine est alors plus puissant que le royaume de France et s’étend du Poitou aux Pyrénées et de l’Atlantique jusqu’à l’Auvergne.

Mon avis : 

Après Anne de Bretagne, figure de l'histoire de France, je poursuis ma découverte de la littérature historique en m’intéressant à une autre femme puissante : Aliénor d'Aquitaine. Cette fois il ne s'agit pas d'un essai biographique mais d'un roman historique. Amaury Venault le précise d'ailleurs dès les premières pages, s'appuyant sur les faits historiques avérés il comble les zones d'ombres par la fiction. Bien sûr je ne suis pas experte de l'histoire d'Aliénor je ne pourrais dire si l’histoire est toujours juste et respectée , en revanche je peux dire que ce livre est fort intéressant à plusieurs titres. Le roman couvre la période qui s'étend du jour de la naissance d'Aliénor à celui de son mariage. La future reine de France est donc peu présente dans la première partie du livre, n'étant qu'une enfant. L'auteur nous montre dans quel environnement familial, politique et culturel elle évolue, et surtout il prend le temps de nous faire connaître la personnalité des référents qui la guident car ce sont eux qui feront d'elle la grande Aliénor.

Dès sa naissance, tous nourrissent de grands espoirs quant à son avenir, elle sera duchesse un jour, mais elle sera reine ! Loin de s'inquiéter de ne pas avoir de descendant mâle, sa famille n'aura de cesse que de la préparer à assumer son grand destin de souveraine.
Ainsi elle hérite sa grande piété de sa mère Aénor et de sa grand-mère paternelle Philippa, son entêtement et son audace de son père le duc Guillaume le Toulousain, son amour des lettres et des arts de son grand-père le duc Guillaume le Troubadour. Mais la plus grande influence lui vient de Dangereuse, sa grand-mère maternelle qui l'élève comme sa fille au décès de sa mère Aénor. Femme indépendante et rusée, intelligente et sensuelle, insoumise à l’Église et au fait des enjeux politiques, elle est celle qui forge le plus la personnalité d'Aliénor. Grâce à Dangereuse, dès l'adolescence, la jeune duchesse a pleinement conscience de sa position et de sa puissance, elle enrichit ardument ses savoirs et apprend à se maîtriser pour intimer le respect et la crainte autour d'elle. Pages et damoiseaux défilent à sa cour, rivalisant d'originalité pour louer ses vertus et ainsi obtenir ses faveurs. En tant que lecteur on perçoit qu'Aliénor est prête à devenir reine, une reine séduisante et complète, insoumise et respectée à l'image de sa grand-mère.

J'ai envie de vous dire qu'il s'agit là certainement du meilleur livre que j'ai reçu en partenariat avec Masse Critique et je remercie sincèrement La Geste Editions qui m'ont permis de découvrir un petit bijou d'histoire haut en couleur ! J'ai adoré suivre les complots du duché, aller de châteaux en châteaux tous plus beaux les uns que les autres, découvrir les conflits qui secouaient la chrétienté, rire parfois de l'ignorance de l'époque, admirer ces femmes de tête qui comprenaient la politique, et aussi, parce que c'est important, apprendre de nouveaux mots tels que bliaud, cathèdre ou encore fibule !  

Merci Monsieur Venault d'avoir enrichit ma culture historique, littéraire et lexicale, il me tarde de lire la suite des aventures d'Aliénor, duchesse d'Aquitaine et reine de France.
 


Babelio June histoire de plumes

Geste June histoire de plumes



lundi 23 octobre 2017

Outlander tome 3 : Le voyage // Diana Gabaldon

 
outlander 4
Présentation des éditeurs :
Il s'est passé vingt ans depuis le périple de Claire Beauchamp-Randall dans l’Écosse du XVIIIe siècle. Elle a refait sa vie, mais le souvenir de Jamie Fraser est intact. Quand elle apprend qu'il a survécu, elle décide de remonter le temps à nouveau.

Mon avis : 

N'y tenant plus à la fin de la saison 2 d'Outlander (série) je me suis dit que continuer l'aventure avec les livres serait un bon moyen d'attendre la sortie des futurs épisodes. 
*Attention spoil * 
Ce tome porte incroyablement bien son titre puisque nous quittons les terres d’Écosse pour un grand et long voyage. La suite est moins une romance historique qu'un roman d'aventure ! 
En tant que fan de la première heure du couple charismatique Claire/Jamie j'attendais avec impatience leurs retrouvailles ... Il a fallu attendre de longs chapitres durant lesquels nous suivons Claire de retour dans son temps auprès d'un Franck peu compatissant et plutôt infidèle (un vrai goujat) et Jamie resté en Écosse au lendemain de la bataille de Culloden. 
Certains y trouveront des longueurs, pour ma part j'ai trouvé cette séparation intéressante puisqu'elle a permis à l'auteur de faire un focus sur ces deux personnages, sur leur personnalité en tant qu'individu et non en tant que couple. Loin de les désunir, cette séparation nous monte à quel point leur amour est fort et à quel point aucun d'eux ne peut oublier l'autre malgré la barrière temporelle. Si Claire retourne vivre auprès de son mari Franck pour le bien de sa fille Brianna jamais elle ne lui rouvrira son cœur, quant à Jamie, le bel écossais fait bien tourner des têtes mais la sienne est accaparée par les souvenirs de Claire.

Alors bien sûr lorsque Claire aidée de sa fille Brianna et Roger Wakefield (fils adoptif du révérend Reginald ) repartent sur les traces de Jamie Fraser et qu'ils découvrent ensemble qu'il est toujours en vie, il est évident pour tout le monde que Claire doit retourner dans le passé ...
Les retrouvailles sont dignes de Claire et de Jamie : chargées d'émotions, de désir et d'humour !
Chacun réapprend à apprivoiser l'autre en lui racontant son histoire, les années passées à s'imaginer, à se remémorer et à essayer d'oublier en vain. Outlander n'étant pas une série pantouflarde, nos deux amoureux ont bien peu de temps pour se conter fleurette puisque l'aventure les appelle au moment le moins opportun. 
Jamie, lancé dans une histoire de contrebande et d'impression de pamphlets illégaux se retrouve contraint de prendre la mer après que son neveu Petit Ian ait été enlevé par l’équipage d'un sombre navire. 
Voilà nos compagnons partis en chasse sur les mers inhospitalières menant aux colonies.
Je ne peux vous en dire plus sans révéler l'intrigue même de ce livre et ça ne serait vraiment pas sympa pour celles et ceux qui sont en train de le lire, ce serait dommage d'arriver à la presque fin d'un livre de 1000 pages et de se faire spoiler en quelques lignes !
* Fin du spoil*

En revanche je peux vous dire que c'est un régal de retrouver des personnages comme Fergus, il est bien surprenant ce bonhomme là, ou encore Jennie qui adore nous agacer ... Il a y des mariages et des non-dits, des enfants légitimes et des enfants illégitimes, des prisonniers et d'autres qui mériteraient de l'être, des amours impossibles et des unions improbables, des gens venus d'ailleurs et d'autres qui rêvent inlassablement de leur retour au pays. En parlant de pays, l’Écosse me semblait moins dangereuse que les colonies et sa verdure m'a manqué sous l'étouffante moiteur des Antilles. Mais ici on croise des pirates et des prêtres défroqués, on assiste à des rituels tribaux invoquant les êtres dans l'au-de-là, à des sabordages, à de la piraterie et bien sûr à de la sorcellerie. Ce tome 3 est un grand roman d'aventure et même si je n'en lis jamais je peux vous dire que j'ai adoré ça ! Je n'ai pas vu les pages défiler.
Jamie et Claire sont parfait, ils sont fidèles à ce qu'ils étaient des années auparavant, leur amour est intense et leur confiance aveugle. Un couple à l'amour pur qu'il me tarde de retrouver sur le petit écran.
En attendant, je me plonge bien impatiemment dans le tome 4 : Les tambours de l'automne.

Belles lectures à vous ...

 
http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?p=1&id=26480

dimanche 24 septembre 2017

Les oubliés du dimanche // Valérie Perrin


Les oubliés du dimanche

Présentation des éditeurs :

Justine vit avec son cousin et ses grands-parents depuis la mort accidentelle de ses parents. Murés dans le silence, ses grands-parents refusent d'évoquer le passé. Elle se tourne alors vers les résidents de la maison de retraite où elle travaille et écoute leurs souvenirs, comme Hélène qui dévoile un amour ayant survécu aux malheurs.

Mon avis : 

Un petit livre sympathique à lire pendant les vacances : voilà ce que je me suis dit en tombant sur ce bouquin. Une petite histoire mignonnette comme je les aime avec une jeune fille qui vit chez ses grand-parents et qui adore les personnes âgées, petite lecture réconfortante, les blogueuses et les lectrices qui me connaissent savent que je ne résiste pas aux histoires de grand-mères. Et bien détrompez-vous ! C'est une histoire terrible et magnifique à la fois qui se cache entre ses pages.

Justine et son cousin sont orphelins, ils vivent modestement chez leurs grand-parents, une vie réglée où chaque chose a sa place et chaque chose a son temps. Par amour et par sacrifice Justine travaille depuis quelques années pour permettre à son cousin d'aller vivre sa vie le jour venu, et ce n'est pas n'importe quel travail qu'elle exerce : elle est aide-soignante en maison de retraite. Là où les autres voient la vieillesse et la fin , elle entend histoires et amour, là où les autres voient la maladie et le temps perdu elle est patience et gestes tendres. Justine est la bonté faite femme, l'altruisme et la générosité. Mais entre les heures de soin, les heures d'écoute et celles passées en famille, Justine n'a que peu de temps pour vivre sa vie. Quelques heures seulement qu'elle passe à danser, boire et s’échapper d'elle même auprès d'un gentil garçon dont elle ne veut pas.

Deux circonstances vont raviver les heures monotones de sa vie de jeune femme. Tout d'abord son rapprochement avec Hélène, résidente emmurée dans son histoire d'amour  qui ne parle pas ou peu sauf à Justine. Elle lui confie son histoire passée, dans tous ses détails et ses parts d'ombres, la jeune aide-soignante connaît mieux cette femme que sa propre famille. C'est ainsi que son petit-fils lui demande de lui écrire la vie de sa grand-mère avant la fin. Une mission de mémoire portée par une jeune femme qui ignore tout ou presque de son propre passé, comme une ironie du sort.
Il y a également ce corbeau qui sévit au sein de la résidence. Un corbeau qui appelle les familles des résidents qui reçoivent le moins de visite et qui leur annonce leur mort subite. Au matin des familles endeuillées arrivent en larmes à la maison de retraite accablées ou soulagées selon les cas de s'apercevoir que l'être cher est bien vivant.
Deux enquêtes qui mèneront Justine aux portes de la vérité sur son histoire et celle de son cousin, sur sa famille et ses non-dits. Elle devra alors faire un choix irréversible : révéler l'indicible et la trahison ou se taire, faire la paix avec un passé que l'on ne peut plus changer et avancer vers une nouvelle vie.

Ce roman est plein de paradoxes, infiniment tendre et terrible à la fois, à l'image de la vie qui vient et qui s'en va, une ode aussi au personnel médical qui accompagne avec douceur les anciens vers l'autre rive. Et si un jour le chemin m'amène dans une résidence comme celle-ci alors j'espère y trouver une Justine pour lui raconter ma vie.

Belle lecture à vous ...














jeudi 21 septembre 2017

Mille soleils splendides // Khaled HOSSEINI

mille soleils splendides

Mille soleils splendides

... Ou la condition des femmes afghanes.

Résumé

Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul. Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils
splendides "?

Mon avis

Je ne savais pas comment aborder cette lecture, sur un pays au lourd passé et aux lourds préjugés. Mais dès les premières pages j'ai ressenti la grande puissante du récit. Comment rester insensible au sort de ces deux femmes ?
Deux femmes mariées au même homme, deux enfances aux antipodes et pourtant un même destin brisé et austère fait de peur, de soumission et de violence. Mariam, résignée depuis longtemps à "endurer" et Laila, qui espère et qui se révolte malgré les violents assauts de Rachid leur époux commun.

Durant la lecture je ne peux m'empêcher de faire des parallèles avec ma propre vie ... notamment à l'évocation des années 2000, des sorties de films au cinéma alors interdites dans leur pays pendant que dans notre France insouciante et libre je m'y rendais en groupe d'amis ... On se demande alors pourquoi la liberté est-elle si variable à une époque pourtant évoluée.

La condition de la femme à Kaboul, et plus généralement en Afghanistan. 

Comme un héritage et voie à suivre, comme un fardeau que l'on se transmettrait de mère en fille, Nana dit à sa fille Mariam que les femmes sont sur cette terre pour endurer, endurer l'absence de considération, la tourmente, le mépris et la violence.
" De même que l'aiguille d'une boussole indique le nord, un homme qui cherche un coupable montrera toujours une femme du doigt ".
Jusqu'au bout Mariam, la sacrifiée, la lapidée, endurera, mais pas en vain. Grâce à elle Laila, le bonheur de sa vie, aura accès à la vie qu'elle espérait depuis l'enfance, celle d'une femme afghane libre.Ce roman m'a bousculée, il m'a fait prendre conscience du chemin que les femmes ont dû parcourir, et que les femmes parcourent encore, pour qu'un jour toutes puissent connaître le sens de l'expression "être libre". Et ces années noires pour la liberté qui viennent de passer me rappellent que rien n'est jamais acquis, alors je repense aux pages de ce livre, et j'en tremble.

 Belles lectures à vous ...

mercredi 20 septembre 2017

Outlander // Saison 1

Outlander saison 1

Le synopsis :

En 1945, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Claire Randall fraîchement mariée, part avec son mari Franck Randall en Écosse pour que ce dernier puisse lever le mystère sur ses ancêtres qui furent au service de l'Angleterre au XVIIIème siècle. En se promenant dans les landes, Claire se retrouve transportée dans l’Écosse de 1743 après avoir posé la main sur un cercle de pierres à Craigh na Dun. Pour survivre, elle y est forcée d'épouser un Highlander, Jamie dont elle tombe amoureuse. La jeune "Sassenach", surnom donné aux Anglais de l'époque en Écosse, se retrouve alors déchirée entre deux hommes qu'elle aime, dont l'un, son mari coincé au XXe siècle...

Mon avis : 

Les séries d'aujourd'hui sont bien différentes de celles qu'on adorait il y a dix ans : la réalisation est empreinte de cinéma,  les acteurs sont excellents, les décors majestueux, les intrigues ficelées à la perfection tenant le fan en haleine jusqu'au prochain épisode. Bien sûr, terminées les saisons de vingt épisodes de trente à quarante minutes qui duraient 3 mois. La bonne jauge se situe davantage sur la dizaine d'épisodes pouvant durer jusqu'à une heure que l'on regarde, tels des marathoniens, en un weekend à peine. La qualité des séries rivalise sans vergogne avec le grand écran, les acteurs célèbres, qui n'ont plus à faire leur réputation, l'ont d'ailleurs bien compris et endossent volontiers les rôles majeurs à la télévision. Quant à la série historique, le genre qui nous intéresse aujourd'hui, elle s'est imposée d'elle-même en leader de ce qui est diffusé aujourd'hui. La liste est longue, à commencer par les géniallissimes Game of thrones , Vikings, Peaky Blinders, ou encore Médicis les maîtres de Florence.

C'est au hasard de recherches sur la plateforme Netflix que je suis tombée sur Outlander. Le nom ne me dit trop rien mais en lisant le synopsis voilà que je me rends compte qu'il s'agit de l'adaptation de la saga Le Chardon et le Tartan de Diana Gabaldon : 12 tomes au total mêlant l'histoire, le surnaturel et la romance. 
J'ai trouvé les deux premiers épisodes particulièrement convaincants. Le cadre est posé, les paysages d'Ecosse d'hier et d'aujourd'hui suffisent à vous mettre une claque visuelle, les acteurs sont beaux, élégants, honorables, on flirte avec le fantastique sans en faire trop, la bande-son celtique vous enveloppe dans une brume réconfortante, il ne m'en faut pas plus pour accrocher. 
Petit bémol (vite oublié) : la saison se perd durant quelques épisodes, dans un scénario un peu trop facile à mon goût, romantique et mielleux , contrastant avec le caractère rude et franc des highlanders tout autant qu'avec l’âpreté de la vie au XVIIIème dans les terres reculées de l’Ecosse, rappelons tout de même  que l'histoire se déroule à  Inverness.
Passée l'étape de séduction entre Claire et Jamie, que j'attendais plus "naturelle" , la série prend de la densité, de l'épaisseur autour du conflit sempiternel qui oppose les écossais et les anglais. La rébellion jacobite qui s'empare de l’Écosse n'a qu'un seul objectif : ramener la maison Stuart sur le trône royal. Jamie, Dougal et d'autres highlanders de la maison Mackenzie s'engagent à lever des fonds pour financer la révolte dans le secret des dirigeants, partisans du roi d'Angleterre et des tuniques rouges. Au même moment l'ennemi juré de Jamie croise de nouveau son chemin, celui qui l'avait fouetté au sang lui laissant son empreinte gravée sur la peau à jamais incarne LE méchant de la saison. Il est au service du roi, mauvais, vicieux, pervers, sadique, tenace et puissant. Black Jack Randall. Randall ? Oui ce nom nous dit quelque chose, c'est effet le nom de Franck, le mari de Claire au XXème siècle. Black Jack Randall, le mauvais n'est autre que l'ancêtre du premier mari de Claire.
Alors que l’Écosse plante doucement les jalons qui feront la grande bataille de Culloden quelques années plus tard, Jamie et Claire vivent les moments les plus horribles de leur existence, traqués  comme des bêtes. 
Les trois derniers épisodes de la saison 1 sont extrêmement difficiles, il y a des scènes malsaines d'une violence physique et psychologique qui peuvent heurter les personnes sensibles mais qui permettent aussi de comprendre leurs choix futurs. Un peu plus long que les autres il nous laisse entrevoir Jamie et Claire plus forts que jamais dans l'adversité, une Écosse fière et engagée, des perspectives qui réservent une grande aventure à travers le monde dans la saison 2. 

En conclusion, une série que je mets dans mon top 10 pour un tas de raisons, l’esthétisme des plans, le respect de l’œuvre écrite, la densité que prennent les personnages, les vraies surprises dans le scenario parce que c'est bon de ne pas regarder une série cousue de fil blanc, la dimension historique qui conditionnera les contours de l’Écosse d'aujourd'hui et les notes fantastiques qui lèchent l'histoire sans jamais l'envahir. Avec ça on  pardonne volontiers à la réalisation les quelques égarements et  mièvreries amoureuses du début.

A bientôt pour une plume qui vous parlera de la saison 2 et d'ici là bonne découverte à vous ...













lundi 18 septembre 2017

La nuit des béguines // Aline Kiner

La nuit des béguines

Présentation des éditeurs :
En 1310, alors que les querelles religieuses et politiques allument le bûchers, poursuivie par un mystérieux franciscain, une jeune femme en fuite trouve refuge au béguinage royal du Marais. Mais une célèbre béguine est bientôt soupçonnée d'hérésie. Une intrigue captivante portée par des héroïnes attachantes et insoumises, étonnamment modernes, qui donne à voir et à comprendre une époque et une communauté méconnues : vivant et documenté, un roman historique passionnant.
Mon avis :
Chaque année je pars à la découverte d'un genre de littérature, d'une nationalité, d'un thème ou  d'un lieu. Cette année c'est le roman historique sous toutes ses formes, un genre aussi vaste que riche. Une année ne suffira sans doute pas mais il faut bien commencer.
En cette rentrée littéraire, La nuit des béguines a été l'un des premiers titres que j'ai eu envie de lire, d'abord parce qu'il entre dans mon domaine de découverte mais aussi parce que j'affectionne particulièrement l'histoire des béguines depuis ma lecture de La femme au miroir d'E.E. Schmitt. J'ai d'ailleurs eu la chance de visiter deux béguinages en Belgique : celui de Bruges et celui de Gand , avec pour ce dernier une visite guidée inattendue et très instructive.
Pour ceux qui l'ignorent les béguines étaient des femmes célibataires ou veuves qui souhaitaient vivre librement, sans l'autorité d'un mari ou de Dieu. Elles vivaient en communauté dans des lieux appelés "béguinages" en respectant un mode de vie monastique sans pour autant avoir prononcé leurs vœux. En somme elles étaient libres de travailler, cultiver la terre, ou apporter des soins aux malades. Elles étaient également libres de retourner dans le monde, à savoir, se remarier.
Autant dire qu'elles étaient les seules femmes jouissant d'une totale liberté, échappant à toute forme d' autorité masculine, quoique conseillées par l'Ordre des Franciscains. Une insoumission qui en irritait plus d'un, voyant d'un mauvais œil l'existence d'une telle communauté. Et c'est ici leur extinction inéluctable qui nous est livrée.
Avec la plus douce et la plus juste des plumes, malgré la rudesse de la vie médiévale, Aline Kiner nous rappelle ou nous apprend, en écrivant ce roman, qu'un béguinage existait bel et bien au cœur de la capitale. Partant du procès de Marguerite Porete, béguine valencienne accusée d'hérésie et condamnée au bucher pour ses écrits, l'auteur  nous rappelle les dernières années des béguines grâce aux portraits de femmes dignes, solidaires, aimantes et courageuses.
L'histoire est un puzzle qui se reconstitue au fil des personnages. Ainsi Ysabel, béguine sage et guérisseuse, recueille devant la porte une jeune femme frêle et apeurée. L'apprivoisant avec patience, Ysabel apprend à déchiffrer Maheut la Rousse, doublement inquiétée par des noces qu'elle fuit et la couleur flamboyante de ses cheveux dans un temps où les buchers s'enflamment au nom de la purification. Se faisant mission de la mettre en sécurité, Ysabel fera appel à la solidarité de cette communauté. Au nom de la femme et de la vie, d'autres béguines aideront Maheut la Rousse à échapper à son destin. Mais bientôt l'avenir de la jeune femme  est compromis par l'arrivée d'un étrange franciscain encapé venu mener à bien les requêtes de son maître. Tous seront hélas reliés à  Marguerite Porete  la mystique, des ses premiers à son bûcher.

Je vous conseille ce roman, tant pour son envoutante écriture que pour son excellent travail historique. On vit, on entend, on sent Paris au Moyen-Age, ses odeurs, ses cris, ses commerces, ses intrigues, ses peurs collectives, ses ignorances tout en infiltrant le quotidien méconnu des béguines, fait de douceur, de retenue et de sagesse.
Un thème fort qui sort du lot en cette rentrée littéraire qui préfère les sujets de société actuels, quoique... la condition féminine à travers les âges est intemporelle.
Quant à Aline Kiner, c'est une plume que je vais suivre de près dans l'actualité littéraire.

Bonne lecture à tous et belle découverte à vous ...



vendredi 23 juin 2017

Manhattan people // Christopher Bollen

Présentation :

Joseph Guiteau, 33 ans, a quitté le Midwest à 18 ans pour se lancer dans une carrière d'acteur à Manhattan. Pourtant, il n'a jamais percé et une sombre malédiction semble planer au-dessus des hommes de sa famille qui meurent tous à 34 ans. Sa petite amie insiste pour se marier et obtenir une autorisation de résider aux Etats-Unis.
Mon avis :
Une fresque New-Yorkaise qui reflète bien mieux la réalité du rêve américain que bon nombre de soap-opera de mauvais goût. Et pour cause, son auteur Christopher Bollen, qui a réussi a se hisser au poste de rédacteur en chef du magazine Interview, connaît bien les turbulences de cette ville affamée, entre illusions et opportunités.
Le roman se développe autour de Joseph, trentenaire à la prestance naturelle, acteur de spots publicitaires convoitant le monde très select du cinéma.
Fraichement marié à Del, moins par amour que pour sauver la belle grecque aux prises avec les services de l'immigration, Joseph regarde avec distance, impassible,  ce qu'est devenu le rêve qu'il nourrissait en quittant le Midwest à 18 ans.
Elevé dans une culture conspirationniste qu'il a choisi de fuir, il n'est finalement pas dépaysé dans une Amérique post-attentats du 11 septembre et semble même attirer à lui toute sorte de personnages étranges persuadés de détenir des informations capitales concernant le gouvernement.
Coincé entre son meilleur ami William, acteur sans contrat, une ébauche de projet secret de long métrage engagé impliquant les lobbyistes de l'électricité américaine, et sa volonté de préserver Del de son infortune, Joseph tente d'échapper à une certaine malédiction familiale dont il ressent déjà les premiers symptômes.
Manhattan people ce n'est pas une histoire mais des histoires qui s'entremêlent et s'éloignent, c'est un roman qui nous emporte dans le tourbillon New-Yorkais, au travers des errances, des réussites et des échecs des protagonistes dans leur quête de succès.

Christopher Bollen livre ici une fresque sociale âpre qui traite essentiellement de l'immigration, du combo espoir/désillusion qu'elle draine pour chacun de ceux qui embrassent cette destinée, de l'homosexualité d'hier et d'aujourd'hui, de la peur de l'autre mais surtout de la peur de soi.
Un melting-pot  qui avait tout et qui n'a pourtant pas su me convaincre, le trop peu d'émotion m'a tenu en dehors des personnages. Cette écriture factuelle, qui semble malgré tout être le bon choix pour aborder la vie bouillonnante de Manhattan tient finalement le lecteur à distance, peut-être trop.

Ma préférence n'est plus à affirmer, l'écriture à la française a mon affinité, Manhattan people plaira davantage aux mordus de littérature américaine. A mi-chemin entre City on fire de Garth Risk Hallberg et la Trilogie New-Yorkaise de Paul Auster, ce roman reste un tableau étonnant de l'insaisissable ville de New-York et de ses habitants singuliers.

Merci à Babelio et aux éditions Le cercle Points  pour leur confiance et pour la découverte, la rencontre, cette fois, n'a pas été un rendez-vous gagnant, mais c'est en essayant qu'on y parvient.